Éclipse Obscure (2025) FR
Dimensions : 15×10 cm
Technique : Acrylique, texture fluide, coulures et traces directionnelles Une nuit fendue par des éclats d’or, balayée de pourpres mouvants et de bleus d’orage.
Éclipse Obscure raconte la collision des forces intérieures, le passage des ténèbres vers une lumière encore hésitante, celle qui naît au cœur du chaos.
Interprétation
Une masse noire s’ouvre, impassible, comme un noyau silencieux où se rassemblent les vents du monde. Autour d’elle, les couleurs s’entrechoquent : le violet se déplie en traînées légères, le bleu profond respire par vagues, et l’or s’étire en éclairs brefs, tranchants, comme des voies possibles dans la tourmente.
Tout se déplace en diagonale, happé par un élan qui traverse la toile de part en part — un souffle oblique qui arrache les pigments pour les projeter vers l’inconnu. Dans ce chaos rayé naît une lueur fragile : une lumière qui ne se montre pas encore, mais qui affleure, discrète, dans les veines d’or et les déchirures pourpres. Le cercle noir veille, comme un œil fermé sur un mystère ancien, une porte cosmique entre deux mondes. C’est là que s’engloutissent les couleurs, et c’est de là qu’elles renaissent, transformées, dans un équilibre tremblant — celui de la matière qui consent enfin à se perdre pour devenir autre.
Obscure Eclipse (2025) EN
Dimensions: 15 × 10 cm
Technique: Acrylic, fluid texture, drips and directional traces À night split by flashes of gold, swept by shifting purples and storm-blues. Obscure Eclipse tells of the collision of inner forces, the passage from darkness toward a hesitant light — the kind that is born at the heart of chaos.
Interpretation:
A black mass opens, unmoving, like a silent core where the winds of the world gather. Around it, colors collide: violet unfurls in light trails, deep blue breathes in waves, and gold stretches into sharp, fleeting streaks — possible paths through the turmoil. Everything moves diagonally, drawn into an impulse that crosses the canvas from edge to edge — an oblique breath that tears the pigments away and hurls them toward the unknown. Within this striated chaos, a fragile glow emerges: a light not yet revealed, but rising discreetly in the gold veins and crimson ruptures. The black circle keeps watch, like an eye closed upon an ancient mystery, a cosmic gateway between two worlds. It is there that colors are swallowed, and it is from there that they are reborn, transformed, in a trembling balance — that of matter finally consenting to lose itself in order to become something else.